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Vision financière
J. L. Freed, mba

 

Le 30 janvier, 2007

 

Cher client, Chère client,

Quelle folle et merveilleuse année a été 2006 : le pétrole a bondi de 30% pour se négocier à plus de 79 $US, puis est redescendu pratiquement à son prix du début de l’année; le marché boursier canadien a connu sa quatrième année consécutive de croissance à deux chiffres, les États-Unis ont, pour la première fois en 7 ans, renoué avec une croissance à deux chiffres pour finalement égaler leur niveau de décembre 1998; les taux d’intérêt ont légèrement augmenté au Canada et d’un peu plus d’un quart de point aux Etats-Unis, quant à l’Europe et l’Asie, ils continuent à augmenter fortement, bien que de manière inégale.

Que demander de plus pour un investisseur ?  Ou plutôt que demander de plus pour un investisseur dont le portefeuille est bien diversifié ?  Les investisseurs qui avaient tout misé sur la hausse du pétrole et du gaz ne sautent pas de joie à l’heure actuelle : ils ont perdu 30%.  Les gens qui avaient tout investi au Japon après les 40% de gains de 2005 n’ont obtenu qu’environ 7% cette année, et ceux qui se sont tournés vers la Chine après une petite année 2005 ont raté 34% de gains en 2006.  Les États-Unis ont finalement démontré une certaine croissance, mais encore extrêmement faible dans de nombreux secteurs.

À quel comportement de leurs portefeuilles les investisseurs doivent-ils s’attendre dans ce contexte des marchés ?  Eh bien un portefeuille non diversifié n’atteindra jamais les sommets des marchés, mais il devrait néanmoins parvenir à éviter les planchers.  Dans le cas d’un investisseur qui aurait placé 100$ en Chine (HANG SENG) et 100$ au Japon (NIKKEI) au début de 2005, ce portefeuille aurait gagné 22% au cours de l’année, bien en deçà du plafond japonais de 40%, mais largement au delà du plancher de 4,5% de la Chine.  En 2006, le même portefeuille 50-50 aurait gagné pas tout-à-fait 21% au cours de l’année, bien au dessous des 34% de la Chine, mais très au dessus des 7% à peine du Japon.  Nous disons donc 22% de croissance en 2005 et 21% de croissance en 2006.  C’est étonnamment stable, étant donné les énormes différences d’une année à l’autre pour chacun de ces pays.

Notons également que le pétrole a chuté de 30% par rapport à son plafond et a terminé l’année platement.  Comparons ceci à une croissance moyenne de presque 9% des fond communs basés sur les matières premières.  De nombreux fonds communs ont bénéficié du fait que la chute du pétrole a été partiellement compensée l’augmentation des prix d’autres matières premières.  Il est quasiment impossible de prévoir avec précision le comportement respectif des prix des actions, des obligations, des biens et des secteurs économiques des différents pays.

Il n’est pas impossible, cependant, de réduire les risques d’un portefeuille en y incluant des investissements pluri-directionnels, tout au moins à certains moments.  En fait, c’est là que réside tout l’art de l’investissement, et cela s’appelle la diversification.

Certains de vos investissements auront connu l’année dernière une croissance beaucoup plus rapide que d’autres.  Ce serait une erreur, cependant, de vendre automatiquement les perdants et d’acheter les surdoués.  Si nous avions fait cela à la fin de 2005, nous aurions vendu la Chine après une année faible pour acheter le Japon après une année forte.  Notre croissance en 2006 aurait alors été constituée des 7% de croissance japonaise, et non pas des 34% de croissance chinoise, ni des 21% de croissance d’un portefeuille équilibré.

Vous trouverez ci-joint en annexe A les chiffres que j’ai utilisés ci-dessus, entre autres.

Mes meilleurs voeux pour une heureuse année 2007, pleine de santé et de prospérité.

 

 

Jean L. Freed

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